Valérie Lemant (directrice de Natexpo) : « Les professionnels de la bio sont impatients de se retrouver sur le salon »

Article mis en ligne par · 17 septembre 2020 ·

LMBG – Natexpo ouvrira lundi 21 septembre prochain à Lyon avec près de 700 exposants. Un exploit, dans le contexte de la crise de la Covid-19 ?

Valérie Lemant : Restons humble, cela n’a pas été facile. Nous avons été portés par un marché de la bio qui résiste à la crise. Natexpo se tient en alternance une année sur deux à Paris et à Lyon. La première session lyonnaise, il y a deux ans, avait réuni 690 exposants. Nous avons donc atteint le même niveau cette année. Il va sans dire que nous sommes en dessous de nos ambitions initiales pour cette deuxième session lyonnaise. Mais dans les circonstances actuelles, nous sommes heureux que le salon puisse ouvrir et je suis fière de la performance de nos équipes.

Quelle sera la part des exposants alimentaires ?

L’alimentaire rassemble le gros des troupes avec un peu plus de la moitié des exposants qui appartiennent au secteur alimentaire stricto sensu. Mais l’offre s’équilibre de plus en plus. Le secteur des ingrédients est aujourd’hui fortement développé, l’hygiène-beauté est en croissance et nous accueillons de plus en plus de start-ups de l’économie circulaire ce qui confère à Natexpo une couverture assez complète de l’univers de la bio, avec la participation aussi bien des grandes entreprises que des PME et TPE.

Quid des exposants étrangers ?

Natexpo Lyon est moins international que Natexpo Paris. Nous étions en pleine commercialisation quand la crise sanitaire s’est déclarée. Dans le climat d’incertitude et compte-tenu des restrictions nationales aux déplacements transfrontières, certains pavillons et exposants internationaux se sont abstenus. Nous compterons tout de même la présence significative d’une douzaine de pays, représentant 10 à 15 % du nombre total d’exposants, avec un contingent significatif d’italiens et d’espagnols, qui se retrouve d’ailleurs dans les préréservations des visiteurs.

Quelles sont vos projections en termes de visitorat ?

Il y a eu autant de pré-enregistrements qu’il y a deux ans, où nous avions accueilli 9 800 visiteurs. Surtout, nous n’avons constaté aucun « trou dans la raquette » en termes de catégories : la distribution spécialisée bio, la grande distribution, la restauration collective et commerciales seront représentés. Ainsi, le plein est fait chez les exposants comme du côté des visiteurs. Et nous avons pris les précautions sanitaires maximum pour ne pas faire courir de risques aux participants et membres de l’organisation. Nous sommes donc assez sereins. Je le suis moi-même d’autant plus que j’ai pu vérifier en visitant les salons qui se sont tenus à la rentrée (Salon du Vrac et M.A.D.E. Paris, NDLR), l’envie des professionnels de se rencontrer à nouveau. Dans cette période compliquée, ils attendent Natexpo avec une vraie impatience. En innovant, en apportant les clés pour décrypter le marché, nous sommes un outil d’accompagnement de leur croissance.

Quel succès rencontre de votre salon digital ?

Natexpo Digital est à la fois un complément de l’événement physique et son prolongement. Il ouvrira en même temps que le salon et durera trois jours de plus. S’il est destiné en priorité aux quelques exposants internationaux qui ne peuvent pas venir sur le salon, tous les exposants peuvent alimenter Natexpo Digital et tous les visiteurs préenregistrés y auront accès. Les exposants ont pu commencer à alimenter leur stand numérique en contenus une dizaine de jours avant l’ouverture. Il sera possible d’y tenir des rendez-vous d’affaires comme c’est déjà le cas dans le salon physique. Nous ferons un bilan à l’issue de cette session.

Olivier Costil

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