La feuille de route de la Maison de la Bio

Article mis en ligne par · 5 novembre 2021 ·

La création de la Maison de la Bio par les organisations professionnelles alimentaires et non alimentaires du secteur (Natexbio, Cosmébio, Forébio, Synabio, Synadiet, Sinadis Bio) a été officialisée mi-octobre 2021.

Lancement de la Maison de la Bio, à Paris, le 18 octobre 2021, par son président Pierrick de Ronne

Pierrick de Ronne, président de Natexbio et de Biocoop, a pris la présidence de la Maison de la Bio. Il présente celle-ci comme étant « regroupement d’organisations qui a vocation à arrgumenter pour la bio d’une manière aussi bien défensive qu’offensive. Nous sommes à la fois un collectif d’entrepreneurs et un lieu d’échanges, de concertation et de réflexion ». Objectif : devenir « la voix des entreprises » qui se militent pour une « bio exigeante ».

Contrer les « pseudo-labels »

La Maison de la Bio s’est ainsi fixé quatre missions :  La première est de préserver les fondamentaux de la bio. Selon l’organisation, ceux-ci se structurent autour de trois piliers indissociables : la transition écologique, la responsabilité économique et sociale et l’économie sociale et solidaire.Sa deuxième mission est de représenter toute la diversité de des acteurs de la bio, de l’amont à l’aval, dans l’alimentaire et le non alimentaire. Les six organisations fondatrices pourraient notamment être rejointes par la Fédération nationale de l’agriculture biologique et Commerce équitable France, avec lesquels des discussions sont en cours. Troisième mission : valoriser les impacts positifs des filières bio sur l’économie, la santé, l’environnement. Le but est de mettre en lumière les études scientifiques portant sur les bénéfices du bio sur l’environnement et la santé. La dernière mission vise à développer une communication et plaidoyer efficaces face à la multiplication des allégations et des labels. « Il y a aujourd’hui pléthore de pseudos labels qui ne prennent qu’une partie des valeurs de la bio », regrette en effet Philippe Laratte, président du Synadiet. « La bio a besoin de gagner en visibilité et lisibilité, complète Pierrick de Ronne. Aujourd’hui, le conventionnel parle pour le bio. L’idée est qu’on soit mieux vus et entendus des pouvoirs publics. »  Ces derniers mois, la bio est apparue moins prioritaire dans le discours et l’action des pouvoirs publics, ce qui inquiète les acteurs du secteur.

Des propositions pour la présidentielle

Sans attendre, La Maison de la Bio s’est donnée une feuille de route « concrète et ambitieuse » pour tenter de revenir dans le débat. Une étude prospective confiée au Crédoc et à And International (qui réalise déjà le Baromètre de perception de l’Agence Bio), doit être publiée en février prochain. La maison commune a aussi passé une convention avec l’Itab en vue de financer des études scientifiques sur les impacts positifs de la bio (santé, environnement, biodiversité, carbone…). Elle compte par ailleurs se doter d’un comité éthique qui se prononcera sur les progrès techniques et scientifiques de la bio. Autre enjeu majeur, l’organisation entend peser sur le débat de la présidentielle.Quelques pistes ont été distillées lors de la conférence de lancement de la maison commune : rééquilibrer la part des aides à l’agriculture bio en proportion de sa part du marché alimentaire (2 % des aides, 6 % du marché), mettre en place des outils de régulation des marchés bio temporairement en surproduction… À plus long terme, la Maison de la Bio souhaite devenir « un référent dans les discussions » du plan Ambition Bio 2022-2027.

En savoir plus : https://lamaisondelabio.com/

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